Les Français en Indochine (2) : Henri Mouhot

C’est un naturaliste et explorateur français de l’Asie du Sud-Est. Nous lui devons la découverte pour les Européens des vestiges de l’architecture khmère en 1859. Ce grand voyageur a parcouru le Cambodge et le Laos en passant par le fleuve du Mékong. Il nous rapportera ses récits de voyage plus exotique et incroyable les uns que les autres, notamment dans son livre, Voyages dans les royaumes du Siam du Cambodge et du Laos.

Crédit Photo: wikipédia

Un long voyage

Henri Mouhot embarque le 27 avril 1858 «à Londres sur un navire à voiles de très modeste apparence » en direction du Cambodge. Il montra 4 mois à l’atteindre et sera très bien accueilli, notamment par le roi qui le place d’ailleurs sous sa protection. Il sera alors le premier français à entrer dans la cité royale et le premier étranger à avoir l’honneur d’entrer dans les appartements royaux. Il étudiera en vrai ethnologue les ethnies dont les mœurs des « sauvages Stiengs ».

L’incroyable cité d’Angkor Vat

On disait d’Angkor Vat que c’était un vieux palais immense oublié et englouti dans la jungle qui a pu servir de capital à l’ancien empire khmer, ce qui ne manqua pas d’attiser sa curiosité et sa soif d’aventure. Après un long périple, il découvrit ébahit cette merveilleuse cité antique. Voici le description qu’il en fait dans son livre : « Vers le 14ème degré de latitude et le 102ème de longitude à l’orient de Paris, se trouvent des ruines si imposantes, fruit d’un travail tellement prodigieux, qu’à leur aspect, on est saisi de la plus profonde admiration, et que l’on se demande ce qu’est devenu le peuple puissant, civilisé et éclairé, auquel on pourrait attribuer ces œuvres gigantesques… L’un de ces temples figurerait avec honneur à coté de nos plus belles basiliques : il l’emporte pour le grandiose sur tout ce que l’art des Grecs et des Romains a jamais édifié …Un travail de géants !… Travaux prodigieux dont la vue seule peut donner une juste idée, et dans lesquels la patience, la force et le génie de l’homme semblent s’être surpassés afin de confondre l’imagination… Mais quel Michel-Ange de l’Orient a pu concevoir une pareille œuvre ? … »

Pendant plus d’un mois il travaillera sur ce monument, il l’examinera dans les moindres détails, le dessina, le mesura et bien d’autres encore. Certains parleront de cet édifice comme la 8ème Merveille du monde.

Crédit Photo: la-croix.com

En route vers le Nord du Laos

Le Nord du Laos est une destination encore inexplorée par les occidentaux. Le transport se fera essentiellement à dos d’éléphant car les pistes ne sont pas praticables en charrette. Il partira de Bangkok jusqu’à Luang-Prabang en passant le long du fleuve du Mékong dont il sera impressionné par la puissance. Il fera des estimations sur le Mékong qui s’avèreront vrai par la suite comme sa longueur de 1600 km et que ce fleuve prendrai sa source bien plus loin que tous les autres, vers les hauts plateaux du Tibet.

Crédit Photo: easyvoyage.com

Luang-Prabang, le dernier voyage de Henri Mouhot

Tout d’abord il sera dans un premier déçu par cette ville qu’il pensait fabuleuse. Mais il tomba vite sous le charme de cette cité comme nombreux d’occidentaux après lui. Il l’appellera même « un petit paradis » de par sa situation et son cadre naturel.

Crédit Photo: visit-laos.com

Après une exploration de la région il tombera malade, victime d’un mal encore inconnu pour eux. Il décèdera de cette fièvre en 1861. Il aura consacré sa vie à la science et à la découverte du monde. Henri Mouhot a été enterré dans le village de Ban Phanom où ses compagnons indigènes lui ont fait construire un monument en 1867. Il est possible encore aujourd’hui de s’y rendre.

Crédit Photo: flickr.com

Le site d’Angkor Vat et la cité de Luang-Prabang sont aujourd’hui classés au patrimoine de mondiale de l’UNESCO.

Auteure: Elodie

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